23/03/2014

PDC une présidence forte, qui s’affirme et qui s’assume

Sébastien Defayes a été élu président du Parti Démocrate Chrétien cantonal. Seul candidat à revendiquer le poste il a été élu par acclamation. Sans concurrence interne, il n’a pas eu à louvoyer, à satisfaire l’ensemble des courants qu’ils soient plutôt sociaux, modérés ou conservateurs au sein du parti. Il a pu définir une ligne claire et trouver une équipe pour porter un projet commun, le programme démocrate chrétien pour Genève pour ces prochaines années.

Après les incroyables succès du parti lors des dernières élections (Guillaume Barazzone conseiller administratif en ville, Serge Dal Busco et Luc Barthassat conseillers d’état) le PDC ne semble pas en mesure de gagner davantage mais plutôt bien parti pour perdre quelques mandats. Aujourd’hui la position de Sébastien Defayes est on ne peut plus claire : profitons de cette visibilité inespérée pour affirmer et mettre en avant nos idées et nos valeurs.

Il n’y a strictement aucune erreur à assumer que le PDC n’a pas peur de l’avenir, de perdre ou de gagner. Le PDC, par la voix de son nouveau président, affirme haut et fort qu'il croit en lui, à ses valeurs, à ses idées et à la place qu’il occupe sur l’échiquier politique genevois. Le PDC sait aussi, par expérience, la fragilité et la durée de vie courte des partis politiques construits par et autour d’un seul homme.

Sébastien Defayes et le PDC sont aujourd’hui assurément bien loin de la tentation des alliances improbables, ces alliances qui font tant rêver les timorés !

 

Ambroise Mangeat

 

15:25 Publié dans Genève | Tags : pdc, sébastien defayes | Lien permanent | Commentaires (0)

17/12/2012

Les trois fleurs bleues et les abeilles oranges

Le 23 novembre dernier, les trois conseillers d’Etat PLR annonçaient par l’intermédiaire de leur parti qu’ils sont candidats à leur propre succession.

François Longchamp aurait tort de se priver voyant arriver une législature qui pourrait être la sienne en devenant, en sa qualité de doyen, le premier président désigné pour 5 ans du Conseil d’Etat.

Pierre Maudet, brillamment élu lors d’une élection partielle a à cœur et pour vocation de rester en place beaucoup plus que 16 mois.

Isabelle Rochat aimerait bien continuer encore un peu, mais la tentative de sauvetage de la magistrate sur le radeau de la solidarité et de l’emploi semble de plus en plus fragile pour ne pas dire compromise.

Voilà une annonce bien embarrassante et ce ne sont pas les félicitations d’Alain-Dominique Mauris, président du parti, qui me feront penser le contraire.

Avec la Nouvelle Constitution, et l’instauration du système majoritaire, nous devrions, sauf exception, assister à un premier tour qui désignera les candidats les plus à même de remporter l’élection au deuxième tour. Ce premier tour au système majoritaire pourrait dès lors servir de primaire pour les deux blocs traditionnels : l’entente à droite et l’alternative à gauche.

Dès lors, une candidature PLR ne sera envisageable que si le parti renonce à soutenir Isabelle Rochat. Ou du moins si il accepte qu’un quatrième candidat puisse devancer sa conseillère d’Etat sortante tout en préservant la "magnifique" Entente qui a permis l’élection de Guillaume Barazzone.

Au PDC, on l’a bien compris et après avoir fêté son retour à l’exécutif de la ville, on est déjà prêt à poursuivre la fête avec l'élection de deux conseillers d’Etat. À situation si  particulière, engouement particulier. Ils étaient quatre, ils sont maintenant trois à avoir manifesté leur intérêt. Mais les choix sont déjà fait : la tête de liste est d’ores-et-déjà attribuée au Commandeur de Compesières (lorsqu’on est conseiller national, on ne décide pas de faire acte de candidature si l’on a pas la certitude d’être désigné). Pour les basses œuvres, suite au renoncement résigné et lucide du Professeur Morel (il ne peut y avoir qu’une seule tête de liste), ce sera à Serge Dal Busco de s’en charger.

Et qu’en est-il de la fleur verte et des abeilles rouges ?

 

17/09/2012

La longue apnée du candidat Barazzone

Le délais pour le dépôt des candidatures à l’élection complémentaire au conseil administratif de la ville de Genève  a été atteint et après la surprise de la semaine dernière, ce sont quatre candidats qui s’affronteront pour succéder à Pierre Maudet le 4 novembre prochain.

Tout avait bien commencé pour le PDC : une candidate de l’extrême gauche, un candidat de l’extrême droite et le PLR qui décide de sauter son tour. Le 20 août lors de l’assemblée générale du PDC on oublie presque de remercier le président de la section ville d’avoir fait acte de candidature au cas ou pour acclamer Guillaume Barazzone et se féliciter d’avoir enfin à nouveau un représentant du parti à l’exécutif de la ville.

Enfin, presque, il faut régler deux formalités : la deuxième, arriver en tête le 4 novembre et la première, ne surtout pas donner l’envie à qui que ce soit d’autre d’entrer dans la course. Pour ce faire, une solution : retenir son souffle, se faire tout petit et rester tranquillement et sagement dans l’ombre. Voilà 22 ans que le PDC attend son retour à l’exécutif de la ville, ce ne sont donc pas 28 jours de silence qui vont faire peur à notre candidat. La longue apnée commence.

Seule entorse, "Genève à chaud" le 5 septembre. Pascal Décaillet goûte peu à la cuisine électorale et affiche un soutien de plus en plus marqué pour la candidature d’Eric Bertinat… Résultat : deux tiers de l’émission pour disserter sur l’histoire de la démocratie chrétienne, pour essayer de définir où se situe le centre et pour savoir comment on peut travailler seul en face de quatre conseillers administratifs de gauche. Plus que six minutes pour aborder des sujets politiques : sécurité, rues piétonnes et places de parking pour terminer avec la Mairie tournante. Aucunes vagues, juste un léger clapotis, en surface.

Pour le reste on reprend son souffle et on replonge.

La stratégie n’aura pas fonctionné, vendredi passé Didier Bonny, vieil ami du parti, est sorti du bois. Onde légère ou tsunami, la campagne électorale qui débute aujourd’hui nous le dira.

 

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