24/09/2012

Je me dis que si ça avait été moi, j’aurais peut-être été élu !

Dans mon dernier coup d’œil, je terminais en reconnaissant une certaine légitimité à la revendication individuelle du pouvoir face à des partis ayant renoncé au jeu politique au prix d’arrangements entre comités directeurs dont les citoyens électeurs, comme semble-t’il les assemblées de délégués, ignorent tout.

On me demande si je prends (comme d’autres blogueurs) fait et cause pour la candidature "indépendante" de Didier Bonny à l’élection complémentaire au conseil administratif de la ville de Genève le 4 novembre.

Les associations et le monde associatif sont pour moi déjà présents et bien représentés à l’exécutif de la ville pour ne pas devoir porter cette candidature. Elle a de plus un petit côté revanchard que je n’aime pas.

J’aurai préféré que les candidatures surprises proviennent d’un socialiste et d’un PLR. Nous aurions alors pu assister à un large débat sur les questions de sécurité qui sont la première des préoccupations des habitants de la ville et qui devraient être le quotidien du futur élu.

Voici par anticipation et en primeur ce que sera mon analyse d’ "indépendant" au lendemain de l’élection :  

“Je ne suis pas surpris par le taux d’abstention mais par le score de Didier Bonny. Je me dis que si ça avait été moi, j’aurais peut-être été élu ! “

 

20/09/2012

Dépolitisation, le suicide des partis politiques.

Ce soir, jeudi 20 septembre, l’assemblée du PDC va devoir décider si oui ou non elle présente une candidate à l’élection à la cour des comptes du 4 novembre. Soit si oui ou non elle confirme le concept très à la mode de la dépolitisation.

Je retiens que la politique permet le fonctionnement de la société par l’organisation de celle-ci et que la politique est la pratique du pouvoir incluant les luttes de pouvoir et des luttes de représentativité pour acquérir celui-ci. Pour parvenir au pouvoir, les femmes et les hommes s’associent en fonction de leurs idées et de leurs intérêts et forme des partis politiques.

Aujourd’hui à Genève, les partis politiques traditionnels ne veulent plus lutter pour être représentés et pour obtenir le pouvoir. Ils ont mis en place une stratégie de conservation du pouvoir et s’entendent afin de se répartir les différentes responsabilités. Reste aux électeurs à valider leurs choix. Avec cette méthode, ils ont renoncé à tout ce qui fait leur raison d’être et qui fonde la démocratie : le projet de société, le débat, l’opposition et la lutte pour le pouvoir.

La dépolitisation c’est le Parti Socialiste et Les Verts qui privent leurs électeurs d’élire un conseil administratif monocolore. C’est le Parti Libéral Radical qui renonce à présenter un candidat cette fois. C’est le Parti Démocrate Chrétien qui remercie le PLR de ne pas avoir présenter de candidat en ne présentant pas de candidate la prochaine fois…

La dépolitisation c’est le suicide des partis politiques de gauche à droite en passant par le centre, c’est un magnifique accélérateur à l’émergence des extrêmes et ça pourrait même finir  par légitimer la revendication individuelle au pouvoir!