08/02/2013

CFF, des toilettes à 14 millions financées par le retrait des chariots à bagages ?

Comme un grand nombre de genevois, je m’apprête à quitter Genève pour une semaine et à rejoindre les sommets enneigés.

Contrairement à un grand nombre de genevois, je laisserai ma voiture en ville et préconiserai pour ce déplacement familial le train.

Le voyage sera assez long : il commencera par les tpg pour rejoindre la gare, puis le train direct, suivi du train à crémaillère et s’achèvera avec une montée en télécabine. Ce qui veut dire que nous allons devoir nous transférer à 5 reprises : de la maison à l’arrêt de bus, de l’arrêt de bus au quai de départ, du quai d’arrivée au quai de départ, du quai d’arrivée au départ de la télécabine et finalement de l’arrivée de la télécabine au chalet.

Avec nos trois enfants âgés de 2 à 6 ans, nous avons préparé 5 valises et sacs : (affaires de ski), (chaussures de skis), (skis), (vêtements) et (lit de voyage livres et jeux).

Devant ce programme, l’idée de charger la voiture est très forte mais les CFF nous facilitent la vie et nous encouragent à prendre le train grâce au système des bagages accompagnés. Pour 12 francs par bagage, et avec pour seule contrainte d’envoyer ses bagages le jeudi soir déjà, nous trouverons ceux-ci à notre arrivée le samedi matin.

Hier soir à 18 heures je me parque sous la gare de Cornavin. Je pars non seulement repérer les lieux (avec les travaux actuels tout a été modifié) mais principalement à la recherche d’un chariot à bagages. Les deux stations à chariots du parking sont vides. La station à l’entrée de la gare est vide elle aussi. Sur les quais toutes les stations sont vides.

Mais qui donc a volé tous les chariots ?

Les renseignements pris auprès d’un employé me confirment que les CFF ont décidé en début d’année de retirer l’intégralité des chariots à bagages de Suisse à l’exception des gares attachées à un aéroport. La sécurité sur les quais est, me dit-on, la raison de ce retrait. J’y vois plutôt une grande économie en frais de maintenance et en coûts de main-d’œuvre sur le dos du voyageur. J’imagine également la surprise de touristes arrivant en gare de Cornavin en droite ligne de l’aéroport ou de Paris en TGV… non pas de Paris, la SNCF les a retirés en 2008 déjà.

Visiblement les CFF sont bien plus à l’aise pour communiquer toilettes que chariots !

Pour la petite histoire, alors que je me dirigeais furieux pour reprendre ma voiture et rentrer avec mes bagages, j’ai trouvé un chariot abandonné. Un voyageur, certainement bien informé, n’avait pas hésité à monter dans le train avec son chariot pour rejoindre la ville depuis l’aéroport. Mes bagages chargés, je me suis rendu aux bagages accompagnés où la surprise des employés a été grande à la vue du chariot égaré.

Quelques minutes plus tard et sous bonne escorte, le chariot prenait le train pour l’aéroport et ainsi rejoindre les siens.