20/09/2012

Dépolitisation, le suicide des partis politiques.

Ce soir, jeudi 20 septembre, l’assemblée du PDC va devoir décider si oui ou non elle présente une candidate à l’élection à la cour des comptes du 4 novembre. Soit si oui ou non elle confirme le concept très à la mode de la dépolitisation.

Je retiens que la politique permet le fonctionnement de la société par l’organisation de celle-ci et que la politique est la pratique du pouvoir incluant les luttes de pouvoir et des luttes de représentativité pour acquérir celui-ci. Pour parvenir au pouvoir, les femmes et les hommes s’associent en fonction de leurs idées et de leurs intérêts et forme des partis politiques.

Aujourd’hui à Genève, les partis politiques traditionnels ne veulent plus lutter pour être représentés et pour obtenir le pouvoir. Ils ont mis en place une stratégie de conservation du pouvoir et s’entendent afin de se répartir les différentes responsabilités. Reste aux électeurs à valider leurs choix. Avec cette méthode, ils ont renoncé à tout ce qui fait leur raison d’être et qui fonde la démocratie : le projet de société, le débat, l’opposition et la lutte pour le pouvoir.

La dépolitisation c’est le Parti Socialiste et Les Verts qui privent leurs électeurs d’élire un conseil administratif monocolore. C’est le Parti Libéral Radical qui renonce à présenter un candidat cette fois. C’est le Parti Démocrate Chrétien qui remercie le PLR de ne pas avoir présenter de candidat en ne présentant pas de candidate la prochaine fois…

La dépolitisation c’est le suicide des partis politiques de gauche à droite en passant par le centre, c’est un magnifique accélérateur à l’émergence des extrêmes et ça pourrait même finir  par légitimer la revendication individuelle au pouvoir!