19/05/2015

SDG MAH PPP

 

Ce qui va être claironné ces prochains jours au conseil municipal de la ville de Genève et un peu partout concernant le Musée d’Art et d’Histoire, ce sont les trois P magiques qui vont enivrer une grande partie des conseillers municipaux et de ceux qui suivent de près ou de loin leurs débats.

Trois P pour résumer enfin la fameuse solution à la quadrature du cercle, la panacée :

le Partenariat Public Privé.

Lorsqu’à Genève, j’entends PPP je pense immédiatement au Stade de Genève, un stade qui s’est judicieusement invité ces dernières semaines dans l’actualité pour nous rappeler, si nécessaire, que le Partenariat Public Privé n’est pas forcément la solution aux maux de la collectivité.

Ces derniers jours Sami Kanaan et d’autres parlent du SDG et s’accordent tous pour dire que  "c’était un mauvais projet" . Malheureusement personne ne parle du PPP qui a fait la part belle au privé au détriment du public et de l’empressement avec lequel les élus de l’époque ont accepté celui-ci.

Pour mémoire, le besoin d’argent pour permettre la réalisation du SDG, avait permis au privé en contrepartie du versement de 31 millions de francs de bénéficier pour une durée de 55 ans d’une surface de 15'000 m2 ce qui représente un loyer annuel au m2 de 38 francs*.

La vision à court terme a permis de réaliser le stade. La belle affaire!

Et l’entretien de celui-ci à moyen terme? Personne n’y a pensé !

Aujourd’hui, en observant la genèse du projet et la convention devant sceller le Partenariat Public Privé pour la rénovation et l’extension du MAH**, j’ai ce même sentiment qu’un besoin d’argent immédiat obligerait la collectivité à accepter quelque chose d’inacceptable. Ainsi on réalisera un projet dont finalement personne aujourd’hui ne connaît réellement les charges de demain.

Et, qui sait si, dans quelques années, on ne s'accordera pas tous pour dire que "c’était un mauvais projet"!

 

 *source : le film "Du Pain et des Jeux, l'aventure du Stade de Genève" de Roland Pellarin à voir ou revoir :

http://www.dailymotion.com/video/xkvqb3_du-pain-et-des-je...

** quelques points discutables de la convention soulevés par Tobias Schnebli :

http://www.solidarites.ch/journal/d/article/6432

 

 

14/10/2014

Le caïd, ses sbires et leurs complices : tolérance zéro !

Le MCG, est pour la tolérance zéro.

Pour éradiquer le deal de rue, il faut non seulement s’attaquer au caïd mais aussi à tous ses sbires qui permettent le trafic. Aussi, Eric Stauffer arpentant les Pâquis, pense qu’il faut frapper fort les échelons les plus bas.

C’est cette même envie de tolérance zéro que j’ai eue en visionnant les images du Grand Conseil de vendredi dernier. Peut-être faut-il frapper fort les sbires pour espérer contenir le  caïd.

Fallait-il ou non relire l’amendement, chacun est libre de faire son opinion. Qui a raison ? Chaque avocat interprètera la loi pour lui faire dire ce qu’il voudra. Qui tranchera ?

Plus que la harangue vindicative et hurlée de leur chef, c’est l’attitude de ses suiveurs qui m’a le plus surpris. Comment laisser impuni le comportement de quelques députés qui ont quitté leur place pour entourer, torses bombés, leur président d'honneur ? Que l’un ou l’autre de nos députés soit plus fort qu’un autre dans l’invective ou soit doté d’un timbre de voix plus puissant qu’un autre, passe encore, mais que quelques uns se comporte de la sorte au sein même du parlement est inadmissible.

En tant que citoyen genevois, il me plairait que le bureau du Grand Conseil "examine les suites à donner à cette affaire" dans son ensemble et, à défaut du caïd qui vient de s'absoudre, condamne fermement ceux qui, par leur attitude inacceptable, n’ont pas rempli consciencieusement leur mandat !

Je suis aussi curieux de ce que pense le Conseiller d’Etat Maudet et Madame la Cheffe de la police  des images de l’engagement pour le moins sans conviction, pour ne pas dire complice, de la maréchaussée pour faire appliquer la loi.

 

23/03/2014

PDC une présidence forte, qui s’affirme et qui s’assume

Sébastien Defayes a été élu président du Parti Démocrate Chrétien cantonal. Seul candidat à revendiquer le poste il a été élu par acclamation. Sans concurrence interne, il n’a pas eu à louvoyer, à satisfaire l’ensemble des courants qu’ils soient plutôt sociaux, modérés ou conservateurs au sein du parti. Il a pu définir une ligne claire et trouver une équipe pour porter un projet commun, le programme démocrate chrétien pour Genève pour ces prochaines années.

Après les incroyables succès du parti lors des dernières élections (Guillaume Barazzone conseiller administratif en ville, Serge Dal Busco et Luc Barthassat conseillers d’état) le PDC ne semble pas en mesure de gagner davantage mais plutôt bien parti pour perdre quelques mandats. Aujourd’hui la position de Sébastien Defayes est on ne peut plus claire : profitons de cette visibilité inespérée pour affirmer et mettre en avant nos idées et nos valeurs.

Il n’y a strictement aucune erreur à assumer que le PDC n’a pas peur de l’avenir, de perdre ou de gagner. Le PDC, par la voix de son nouveau président, affirme haut et fort qu'il croit en lui, à ses valeurs, à ses idées et à la place qu’il occupe sur l’échiquier politique genevois. Le PDC sait aussi, par expérience, la fragilité et la durée de vie courte des partis politiques construits par et autour d’un seul homme.

Sébastien Defayes et le PDC sont aujourd’hui assurément bien loin de la tentation des alliances improbables, ces alliances qui font tant rêver les timorés !

 

Ambroise Mangeat

 

15:25 Publié dans Genève | Tags : pdc, sébastien defayes | Lien permanent | Commentaires (0)