25/02/2013

PLR cherche une candidate

Au PLR, la décision a été prise de réfléchir à la "stratégie gagnante" soit de présenter cinq candidats au premier tour de l’élection au conseil d’Etat.

Le PLR est un parti de droite et à droite on s’emploie principalement à défendre la stabilité, dès lors, la "stratégie gagnante" consiste à maintenir 3 conseillers d’Etat PLR.

Une des trois conseillers d’Etat sortants étant fort menacée, il était impossible de présenter quatre candidats, le quatrième devenant de fait l’exécuteur du dernier espoir d’être reconduit pour celle-ci. Avec cinq candidats, la responsabilité ne reviendra pas à l’un ou l’autre des nouveaux candidats, mais à la "stratégie gagnante"!

La réflexion porte maintenant sur le choix des deux candidats qui accompagneront les trois sortants. Afin de ménager les susceptibilités, deux critères fondamentaux devront être satisfaits:

- Ces deux candidats seront nécessairement issus du courant libéral du parti. Avec les conseillers d’Etat Longchamp et Maudet l'aile radicale est déjà représentée.
- Un des deux candidats doit être une candidate. Il faut idéalement offrir aux électrices et électeurs la possibilité de soutenir une femme pour se déculpabiliser de l’exécution d’une autre.

Pour le reste, en plus de répondre à l’appel à candidature du PLR, les critères sont toujours les mêmes : la volonté de se présenter, pouvoir justifier d’une expérience politique dans un exécutif ou au grand conseil, bénéficier d’un solide réseau au sein du parti et en dehors et subsidiairement ne pas être dénué de charisme.

Existe-t’il au sein du PLR cette femme idéale ? N’était-il pas plus aisé de défendre avec plus de force et tout au long de son mandat celle déjà en place ? En cette période forte en transfuges politiques, faut-il sonder les affinités libérales des membres féminines d’autres partis et annoncer un transfert médiatiquement sans précédent? Il reste quelques jours, soit jusqu’au 7 mars et les assises du PLR pour trouver une candidate.

 

 

 

 

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19/02/2013

Le PDC dindon de la "stratégie gagnante" ?

En décidant de décider le jeudi 10 janvier, déjà, de la stratégie à adopter pour l’élection au Conseil d’Etat d’octobre, le PDC pensait certainement se doter de la "stratégie gagnante" et devait rêver secrètement, en choisissant de présenter deux candidats, de voir doubler sa représentation à l’exécutif cantonal.

L’annonce de la candidature à leur propre succession des trois conseillers d’Etat PLR, en novembre 2012, déjà, semblait limiter la marge de manœuvre des libéraux-radicaux car personne au sein du parti ne souhaite attaquer frontalement la sortante la plus faible. L’expérience du conseiller d’Etat Claude Haegi lâché en 1997 au profit de Michel Balestra avant l’élection hante encore les mémoires libérales.

La nouvelle constitution et l’élection en deux tours permet d’éloigner le spectre des conseillers d’Etat non réélus (Micheline Spoerri en 2005 chez les libéraux et Gérard Ramseyer en 2001 chez les radicaux) en laissant imaginer la possibilité de mobiliser un candidat, en attente, entre les deux tours de scrutin pour tenter de sauver le siège menacé. L’exercice est périlleux : faire sa place en 30 jours alors qu’en face les candidats sont en campagne électorale depuis plusieurs mois semble relever de la mission impossible.

Fort de ce constat la direction du PLR annonce le 29 janvier qu’elle décide non pas de décider mais de réfléchir à  la "stratégie gagnante" pour l’élection au conseil d’Etat. Alain-Dominique Mauris, président du PLR esquisse alors l’équation qui devrait être gagnante :

Y= X PLR + 2 PDC

Aujourd’hui, on nous annonce que le PLR pourrait présenter cinq candidats au premier tour.

Le 4 février, on apprenait que le comité directeur du parti socialiste décidait de proposer à son assemblée de présenter quatre candidats.


En décidant de décider le jeudi 10 janvier, déjà, le PDC ne s’est-il pas fait bien avoir ?

 

Est-ce que le PDC convoquera une nouvelle assemblée des délégués pour revoir urgemment ce que sera sa "stratégie gagnante" ?

 

Ne faudrait-il pas, après le précédent de la Cour des Comptes, instaurer comme règle au PDC  le processus de la prise de décision en deux temps ?

 

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17/12/2012

Les trois fleurs bleues et les abeilles oranges

Le 23 novembre dernier, les trois conseillers d’Etat PLR annonçaient par l’intermédiaire de leur parti qu’ils sont candidats à leur propre succession.

François Longchamp aurait tort de se priver voyant arriver une législature qui pourrait être la sienne en devenant, en sa qualité de doyen, le premier président désigné pour 5 ans du Conseil d’Etat.

Pierre Maudet, brillamment élu lors d’une élection partielle a à cœur et pour vocation de rester en place beaucoup plus que 16 mois.

Isabelle Rochat aimerait bien continuer encore un peu, mais la tentative de sauvetage de la magistrate sur le radeau de la solidarité et de l’emploi semble de plus en plus fragile pour ne pas dire compromise.

Voilà une annonce bien embarrassante et ce ne sont pas les félicitations d’Alain-Dominique Mauris, président du parti, qui me feront penser le contraire.

Avec la Nouvelle Constitution, et l’instauration du système majoritaire, nous devrions, sauf exception, assister à un premier tour qui désignera les candidats les plus à même de remporter l’élection au deuxième tour. Ce premier tour au système majoritaire pourrait dès lors servir de primaire pour les deux blocs traditionnels : l’entente à droite et l’alternative à gauche.

Dès lors, une candidature PLR ne sera envisageable que si le parti renonce à soutenir Isabelle Rochat. Ou du moins si il accepte qu’un quatrième candidat puisse devancer sa conseillère d’Etat sortante tout en préservant la "magnifique" Entente qui a permis l’élection de Guillaume Barazzone.

Au PDC, on l’a bien compris et après avoir fêté son retour à l’exécutif de la ville, on est déjà prêt à poursuivre la fête avec l'élection de deux conseillers d’Etat. À situation si  particulière, engouement particulier. Ils étaient quatre, ils sont maintenant trois à avoir manifesté leur intérêt. Mais les choix sont déjà fait : la tête de liste est d’ores-et-déjà attribuée au Commandeur de Compesières (lorsqu’on est conseiller national, on ne décide pas de faire acte de candidature si l’on a pas la certitude d’être désigné). Pour les basses œuvres, suite au renoncement résigné et lucide du Professeur Morel (il ne peut y avoir qu’une seule tête de liste), ce sera à Serge Dal Busco de s’en charger.

Et qu’en est-il de la fleur verte et des abeilles rouges ?