19/02/2013

Le PDC dindon de la "stratégie gagnante" ?

En décidant de décider le jeudi 10 janvier, déjà, de la stratégie à adopter pour l’élection au Conseil d’Etat d’octobre, le PDC pensait certainement se doter de la "stratégie gagnante" et devait rêver secrètement, en choisissant de présenter deux candidats, de voir doubler sa représentation à l’exécutif cantonal.

L’annonce de la candidature à leur propre succession des trois conseillers d’Etat PLR, en novembre 2012, déjà, semblait limiter la marge de manœuvre des libéraux-radicaux car personne au sein du parti ne souhaite attaquer frontalement la sortante la plus faible. L’expérience du conseiller d’Etat Claude Haegi lâché en 1997 au profit de Michel Balestra avant l’élection hante encore les mémoires libérales.

La nouvelle constitution et l’élection en deux tours permet d’éloigner le spectre des conseillers d’Etat non réélus (Micheline Spoerri en 2005 chez les libéraux et Gérard Ramseyer en 2001 chez les radicaux) en laissant imaginer la possibilité de mobiliser un candidat, en attente, entre les deux tours de scrutin pour tenter de sauver le siège menacé. L’exercice est périlleux : faire sa place en 30 jours alors qu’en face les candidats sont en campagne électorale depuis plusieurs mois semble relever de la mission impossible.

Fort de ce constat la direction du PLR annonce le 29 janvier qu’elle décide non pas de décider mais de réfléchir à  la "stratégie gagnante" pour l’élection au conseil d’Etat. Alain-Dominique Mauris, président du PLR esquisse alors l’équation qui devrait être gagnante :

Y= X PLR + 2 PDC

Aujourd’hui, on nous annonce que le PLR pourrait présenter cinq candidats au premier tour.

Le 4 février, on apprenait que le comité directeur du parti socialiste décidait de proposer à son assemblée de présenter quatre candidats.


En décidant de décider le jeudi 10 janvier, déjà, le PDC ne s’est-il pas fait bien avoir ?

 

Est-ce que le PDC convoquera une nouvelle assemblée des délégués pour revoir urgemment ce que sera sa "stratégie gagnante" ?

 

Ne faudrait-il pas, après le précédent de la Cour des Comptes, instaurer comme règle au PDC  le processus de la prise de décision en deux temps ?

 

13:55 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0)

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