22/01/2013

Coup d'œil dans le rétroviseur électoral:

1993 Election de Pierre Kohler au gouvernement jurassien.

Il y a 20 ans, en 1993, la politique et les politiciens jurassiens ronronnent. Tout va bien, les équilibres sont respectés, les pères de l’indépendance sont encore présents (4 ministres sur 5 sont en poste depuis 1979), la majorité de droite reflète l’image d’un canton rural et catholique avec une gauche présente dans les centres urbains et même majoritaire en ville de Delémont.

Soucieux de préserver leur pouvoir et pour se rassurer tout en assurant la transition, les partis au pouvoir s’entendent pour que deux ministres (un PLRJ et un PSJ) se retirent une année avant la fin de la législature. Tout semble simple : deux candidats officiels pour deux postes à repourvoir et la promesse des autres partis gouvernementaux de ne pas se lancer dans la bataille.

Un jeune politicien PDC de 29 ans, Pierre Kohler, n’accepte pas cette situation et décide contre l’avis de l’état-major de son parti et sans l’appui de celui-ci de se lancer dans la bataille.

La représentante d’un parti de gauche non-gouvernemental (Combat Socialiste), Odile Montavon, qui avait déjà fait trembler deux ministres lors de l’élection précédente, se porte également candidate.

Ce sont ces deux derniers qui, vainqueurs des élections, entreront en fonction le 1er octobre 1993.

Lorsqu’on lui rappelait que l’état-major de son parti ne voulait pas présenter de candidat pour ne pas risquer d’avoir une majorité au gouvernement (3 ministres sur 5), Pierre Kohler répondait : «…Dans ce canton, on a poussé le consensus à l’extrême. Il n’y a plus d’idées neuves, plus de vent frais… ».

Le soir des élections, Pierre Paupe, président de la commission politique du PDC confiera : « J’avais dit que la grogne était générale, que les gens en avaient marre des appareils politiques, tous partis confondus. J’avais même dit à certains amis socialistes : offrez un choix, présentez deux candidats ».

Pour 2013, année électorale à Genève, je mènerai ma lutte blogueuse contre le consensus à l’extrême, pour mettre en avant les idées neuves et pour que les appareils politiques, tous partis confondus nous offrent le choix.

Bonne Année à tous !

 

Commentaires

Un correctif a apporter à votre article. L'élection de 1993 était une élection partielle qui a vu la victoire des candidats Kohler et Montavon et cette dernière n'a pas été reélue en 1994, remplacée par le candidat socialiste Hêche.Et c'est bien là que l'on reconnait l'opportunisme de Pierre Kohler qui en bon calculateur sait se présenter au bon moment.

Écrit par : Viatte | 22/01/2013

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