20/12/2012

Pâques avant les Rameaux, la douloureuse expérience de Pierre Bratschi Correspondant RTS à Buenos Aires.

Lundi matin, au volant de ma voiture, en position de stand by dans l’immobilité quotidienne genevoise, j’écoute distraitement l’émission “on en parle“ sur RTS la première.

Pour marquer l’approche de Noël, cette émission a décidé de mettre à contribution quelques envoyés spéciaux de la RTS à travers le monde afin de relater comment on fête Noël ailleurs.

Le premier sollicité est Pierre Bratschi, correspondant RTS à Buenos Aires. Si celui-ci est à n’en pas douter un spécialiste des questions socio-politico-économiques, son ignorance des questions religieuses (qui souvent peuvent expliquer des enjeux de société, de politique et ou économiques) m’a abasourdi. Mais ce qui me surprend encore plus, c’est d’accepter de parler à l’antenne non seulement d’un sujet qu’on ne connaît pas mais surtout sans avoir préparé celui-ci. Huit longues minutes de discussion pour reconnaître qu’il n’a jamais mis les pieds dans une Eglise en Argentine, que certainement les habitants de Buenos Aires, comme sa voisine de palier, ne vont plus à la messe de minuit (celle-ci est réservée aux habitants des campagnes) et nous expliquer que, finalement, la Nuit de Noël n’est qu'un prétexte pour les Argentins pour manger des grillades et surtout pour faire sauter des pétards avec lesquels très souvent ils se blessent.

Le meilleur, Pierre Bratschi l’a gardé pour la fin. Il nous explique alors que Madame la Présidente Cristina Kirchner souhaite, dans un réflexe nationaliste, que les argentins arrêtent de faire des cadeaux à Noël et retrouvent la tradition de la Saint-Nicolas le 6 janvier.

Chez les catholiques on appelle ça “faire Pâques avant les Rameaux“ !

Pour ma part, je vous souhaite de très belles fêtes et je vous retrouverai ici dès le 7 janvier 2013, lendemain de l’Epiphanie appelé aussi Jour des Rois.

 

Ambroise Mangeat

 

PS : Si quelqu’un part en Argentine et croise Monsieur Bratschi, merci de lui rappeler qu’à Fribourg et que principalement dans le nord et l’est de l’Europe, on fête la Saint-Nicolas le 6 décembre.

Et si quelqu’un n’a pas eu la chance d’entendre l’émission, c’est ici.

 

15:27 Publié dans Noël | Lien permanent | Commentaires (0)

17/12/2012

Les trois fleurs bleues et les abeilles oranges

Le 23 novembre dernier, les trois conseillers d’Etat PLR annonçaient par l’intermédiaire de leur parti qu’ils sont candidats à leur propre succession.

François Longchamp aurait tort de se priver voyant arriver une législature qui pourrait être la sienne en devenant, en sa qualité de doyen, le premier président désigné pour 5 ans du Conseil d’Etat.

Pierre Maudet, brillamment élu lors d’une élection partielle a à cœur et pour vocation de rester en place beaucoup plus que 16 mois.

Isabelle Rochat aimerait bien continuer encore un peu, mais la tentative de sauvetage de la magistrate sur le radeau de la solidarité et de l’emploi semble de plus en plus fragile pour ne pas dire compromise.

Voilà une annonce bien embarrassante et ce ne sont pas les félicitations d’Alain-Dominique Mauris, président du parti, qui me feront penser le contraire.

Avec la Nouvelle Constitution, et l’instauration du système majoritaire, nous devrions, sauf exception, assister à un premier tour qui désignera les candidats les plus à même de remporter l’élection au deuxième tour. Ce premier tour au système majoritaire pourrait dès lors servir de primaire pour les deux blocs traditionnels : l’entente à droite et l’alternative à gauche.

Dès lors, une candidature PLR ne sera envisageable que si le parti renonce à soutenir Isabelle Rochat. Ou du moins si il accepte qu’un quatrième candidat puisse devancer sa conseillère d’Etat sortante tout en préservant la "magnifique" Entente qui a permis l’élection de Guillaume Barazzone.

Au PDC, on l’a bien compris et après avoir fêté son retour à l’exécutif de la ville, on est déjà prêt à poursuivre la fête avec l'élection de deux conseillers d’Etat. À situation si  particulière, engouement particulier. Ils étaient quatre, ils sont maintenant trois à avoir manifesté leur intérêt. Mais les choix sont déjà fait : la tête de liste est d’ores-et-déjà attribuée au Commandeur de Compesières (lorsqu’on est conseiller national, on ne décide pas de faire acte de candidature si l’on a pas la certitude d’être désigné). Pour les basses œuvres, suite au renoncement résigné et lucide du Professeur Morel (il ne peut y avoir qu’une seule tête de liste), ce sera à Serge Dal Busco de s’en charger.

Et qu’en est-il de la fleur verte et des abeilles rouges ?