17/12/2012

Les trois fleurs bleues et les abeilles oranges

Le 23 novembre dernier, les trois conseillers d’Etat PLR annonçaient par l’intermédiaire de leur parti qu’ils sont candidats à leur propre succession.

François Longchamp aurait tort de se priver voyant arriver une législature qui pourrait être la sienne en devenant, en sa qualité de doyen, le premier président désigné pour 5 ans du Conseil d’Etat.

Pierre Maudet, brillamment élu lors d’une élection partielle a à cœur et pour vocation de rester en place beaucoup plus que 16 mois.

Isabelle Rochat aimerait bien continuer encore un peu, mais la tentative de sauvetage de la magistrate sur le radeau de la solidarité et de l’emploi semble de plus en plus fragile pour ne pas dire compromise.

Voilà une annonce bien embarrassante et ce ne sont pas les félicitations d’Alain-Dominique Mauris, président du parti, qui me feront penser le contraire.

Avec la Nouvelle Constitution, et l’instauration du système majoritaire, nous devrions, sauf exception, assister à un premier tour qui désignera les candidats les plus à même de remporter l’élection au deuxième tour. Ce premier tour au système majoritaire pourrait dès lors servir de primaire pour les deux blocs traditionnels : l’entente à droite et l’alternative à gauche.

Dès lors, une candidature PLR ne sera envisageable que si le parti renonce à soutenir Isabelle Rochat. Ou du moins si il accepte qu’un quatrième candidat puisse devancer sa conseillère d’Etat sortante tout en préservant la "magnifique" Entente qui a permis l’élection de Guillaume Barazzone.

Au PDC, on l’a bien compris et après avoir fêté son retour à l’exécutif de la ville, on est déjà prêt à poursuivre la fête avec l'élection de deux conseillers d’Etat. À situation si  particulière, engouement particulier. Ils étaient quatre, ils sont maintenant trois à avoir manifesté leur intérêt. Mais les choix sont déjà fait : la tête de liste est d’ores-et-déjà attribuée au Commandeur de Compesières (lorsqu’on est conseiller national, on ne décide pas de faire acte de candidature si l’on a pas la certitude d’être désigné). Pour les basses œuvres, suite au renoncement résigné et lucide du Professeur Morel (il ne peut y avoir qu’une seule tête de liste), ce sera à Serge Dal Busco de s’en charger.

Et qu’en est-il de la fleur verte et des abeilles rouges ?

 

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